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Association pour l'Histoire du Scoutisme Laïque

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Le 28 novembre, on a évoqué la coéducation d’hier et aujourd’hui

 

… « une étape de la formation à la citoyenneté ».


La deuxième « journée de la mémoire du scoutisme laïque » s’est déroulée le samedi 28 novembre, à Paris où la BRED, banque du Mouvement, a mis à notre disposition une magnifique salle de 150 places.


Cette deuxième expérience était prévue en 2014 pour marquer le cinquantenaire de la création du « nouveau Mouvement » des Éclaireurs et Éclaireuses de France mais elle a dû être reportée pour des raisons de calendrier. Elle n’en était pas moins utile pour rappeler le rôle majeur du scoutisme laïque dans cette nouvelle étape de l’accès des filles à la citoyenneté. Le déroulement en a été, d’après les auditeurs, à la hauteur des attentes – et les « actes » qui seront très prochainement diffusés en porteront témoignage. Nous en donnons ci-après un rapide résumé et quelques illustrations.


Après une très belle introduction de la journée par Henri-Pierre Debord, le président a présenté les étapes principales de cette période qui, rappelons-le, va de la Libération à la création des EEDF : la coéducation est apparue progressivement pour se concrétiser chez les Éclaireurs de France à partir de 1949.


Et comme il s’agissait bien d ‘une étape, deux intervenants ont pris le relais pour le mettre en évidence :

-   Damien Delorme, agrégé de philosophie, nous a fait découvrir  les idées de Platon sur la mixité dans l’éducation des élites,

-   Nathalie Duval, professeur à la Sorbonne, nous a rappelé le contexte de la période de l’après-guerre en ce qui concerne le rôle de la femme dans la société française, contexte qui n’était pas tout à fait favorable à une véritable égalité…


Denise Zwilling présente Nathalie Duval



Ensuite, la parole a été donnée à deux représentantes de la branche Louveteaux qui nous ont, d’une manière très dynamique et très illustrée, raconté les débuts de la coéducation dans la branche et la méthode de travail qui a permis de l’implanter dans le Mouvement.



Andrée Mazeran-Barniaudy et Adeline Eloy-Gavazzu


Après un rapide déjeuner, l’après-midi a été consacrée à la coéducation aujourd’hui. Maud Réveillé, membre du Comité Directeur des EEDF, en a assuré l’introduction en posant le problème de fond : la coéducation se limite-t-elle à la juxtaposition des sexes ?



Le relais a été pris par Jean-Marie Bataille, chercheur en pédagogie, sur le thème « la mixité dans l’animation et les stéréotypes de genre ». Jean-Mark Guérin, représentant l’Association Mondiale des Guides et Éclaireuses, a présenté le programme Gender  de la région Europe de l’A.M.G.E. ; Laure Salamon a résumé les conclusions des Éclaireuses & Éclaireurs Unionistes sur le sujet.




Dernière étape avant la conclusion, Maud Réveillé et Nadine Tétron ont animé des échanges sur le problème posé aujourd’hui au Mouvement : comment agir pour une vraie éducation, au-delà de la mixité ?






Isabelle Dhoyer, présidente des E.E.D.F., a conclu cette journée en faisant allusion à son expérience personnelle et à la richesse des propositions du Mouvement en direction des filles et des garçons pour une véritable formation en commun à la citoyenneté.



Quelques interventions :