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AHSL

Association pour l'Histoire du Scoutisme Laïque

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1944 : Le Chef de mars est consacré au scoutisme en milieu « ouvrier »

 

… et rappelle les contraintes administratives de l'époque.


Ce numéro met en évidence la prise de conscience – peut-être un peu tardive – d'un  fait : le scoutisme n'a pas beaucoup « mordu » dans les milieux dits « ouvriers », malgré quelques expériences qui peuvent être considérées comme réussies mais qui restent exceptionnelles. Il présente donc, à la fois, un tableau des lieux – « faubourgs et bas quartiers » – et des enfants concernés – Jojo. Mais il pose surtout de graves questions – Que voulons-nous ? Comment faire ? Où en sommes-nous ? – avant de proposer des pistes, surtout pour la branche aînée. À noter que la F.F.E. s'est également posé, quelques années auparavant, ce genre de questions, en leur donnant apparemment plus un contenu « sociologique » qu'il semble difficile de reprendre sous le régime de Vichy. Un article publié dans un numéro suivant sur le prolétariat sera censuré…


Sur un autre plan, il est intéressant de rappeler les contraintes d'ordre administratif qui encadrent les activités en zone Sud : déclaration d'ouverture, modalités de financement (via le Scoutisme Français), ravitaillement (à noter les « suppléments » accordés aux jeunes suivant leur catégorie, J1 et J2 correspondant grosso modo aux louveteaux et éclaireurs, J3 aux adolescents), transports avec tarifs réduits, transferts d'enfants, en général déconseillés entre départements et soumis à autorisations.


Remarque : les suppléments de nourriture dont bénéficient les enfants pendant les activités expliquent en partie l'engouement des parents donc les augmentations d'effectifs. Dans les milieux modestes, il n'y a pas d'accès possible au « marché noir » et la population est très mal nourrie, ces suppléments sont donc importants pour la croissance des enfants et des adolescents.