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AHSL

Association pour l'Histoire du Scoutisme Laïque

Un témoignage de Jacques Ladsous, vice-président des CEMEA

 

Une réflexion sur le rôle des associations pour "l’apprentissage de la socialisation, du savoir-vivre et d’un savoir-être"

 

Que serait la vie sans les associations ?

 

« Si les associations n’existaient pas, notre société pourrait facilement glisser vers l’un de ces deux extrêmes : ou bien l’État se chargerait de tout ce qui a trait à l’éducation, au sport, à la culture et aux loisirs, ou bien, à l’opposé, ces domaines seraient envahis dans leur totalité par le secteur commercial.

 

Dans le premier cas, si les pouvoirs publics s’emparaient de la place occupée de nos jours par les associations, alors la société ne serait pas plurielle, et s’éloignerait de la démocratie pour se rapprocher dangereusement du totalitarisme.

 

Dans l’extrême inverse, les intérêts privés et les entreprises occuperaient cette place laissée vacante. Cette deuxième possibilité correspond d’ailleurs à une tendance inquiétante du monde contemporain, où le marché semble s’engouffrer dans tous les secteurs susceptibles de rapporter du “fric”. Or, tout le monde n’a pas le “fric” nécessaire pour vivre convenablement dans un monde dominé par le commerce. La qualité de vie et l’accès à des services aussi essentiels que l’éducation se trouveraient menacés pour une large partie de la population si le marché étendait son empire au-delà d’une certaine limite. Voilà pourquoi l’existence des associations est indispensable, car elle permet d’éviter les dangers d’une société du “tout commercial” ainsi que les risques inhérents à une trop grande présence de l’Etat. »

 

Jacques Ladsous est vice-président des CEMEA, “Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Éducation Active”. Il s’agit d’un mouvement d’éducation populaire dont l’objectif est de «transformer les milieux et les institutions par la mise en action des individus». Ses centres, répartis sur tout le territoire, enseignent et appliquent les valeurs et les méthodes de “l’éducation nouvelle” : Hérité des années trente et de l’engouement du Front populaire, ce courant professe que l’éducation n’est pas réservée à une élite et ne se limite pas à l’enseignement des Humanités, mais passe aussi par l’apprentissage de la socialisation, du savoir-vivre et d’un savoir-être.

(Témoignage trouvé sur le site www.queseraitlaviesanslesassociations.org)