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1971 : le fonctionnement « démocratique » du Mouvement

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… vécu au niveau d’une région à l’occasion de son congrès.


 

Depuis la Libération pour les E.D.F. et sans remise en cause lors de la création du « nouveau Mouvement », le principe d’un fonctionnement « démocratique »  est acquis mais il doit trouver une traduction pratique à tous les niveaux. Pour les branches cette volonté se concrétise par des « conseils » et  même, pour la branche éclaireurs, par l’écriture de « constitutions ». Le problème est plus difficile pour les échelons territoriaux, où des équipes bénévoles veulent bien consacrer du temps personnel, le plus souvent pris sur la vie familiale et les loisirs, tout en ayant à se soumettre à des votes. De plus, les orientations nationales, votées en Assemblées générales, sont également soumises à la réflexion de tous… Les responsables régionaux et départementaux se trouvent confrontés à cette multiple exigence et doivent trouver une solution pour y répondre.


Les documents présentés ci-après, retrouvés dans les archives de la région de Paris (couvrant la capitale et les départements périphériques, mais pas le reste de la région Île-de-France actuelle) décrivent le fonctionnement et le déroulement du congrès régional 1971. Le nombre total de cotisants toutes branches est de l’ordre de 3500 (sans aucun « services vacances ») ; le congrès régional regroupe 250 participants sur un week-end. L’accueil est assuré par un lycée, souvent le lycée Michelet à Vanves, assez souvent le lycée Honoré de Balzac en banlieue ouest ; c’est le cas du congrès 1971.


Ces documents sont articulés comme suit :

– « dossier congrès » préparé par l’équipe régionale, présentant une partie générale (rapport moral et rapport financier) et des rapports de branches préparés par les équipes régionales de branche ;

– fiche de présentation des « commissions » du congrès,

– rapports des membres de l’équipe nationale invités au congrès régional,

– « motions » proposées au cours du congrès pour transmission à l’échelon national en vue de l’A.G.,

 

À noter que l'ensemble des équipes d'animation est constitué de bénévoles, assistés d'un(e) permanent(e) régional, enseignant mis à disposition, et d'une secrétaire.

 


 

Le « dossier congrès » :


Il est articulé en rubriques :

– présentation globale du « rapport moral » par le responsable régional, sous le titre « romantisme et réalité »,

– coups d'œil sur nos unités,

– rapport des équipes régionales de branche et de l'équipe Extension,

– bilan des stages de formation,

– administration, finances, investissements,

– votes et élections au cours du congrès,

– suites au congrès 1970,

– vie et évolution de l'article 1° de nos statuts.


Ci-après, le « rapport moral » du responsable régional :

 

 


 

 


 

 

 


 

 

 


 

 

L'assistant de branche (« A.C.R.R. ») ayant été appelé à assurer des fonctions nationales (avant de devenir « délégué général »), le fonctionnement de la branche en a été un tantinet affecté…

 

 


 

 



La formation des cadres :

Au cours des années 70, les associations sont responsables de leurs propres dispositifs de formation, la notion de « brevets d’État » n’apparaissant que progressivement avant d’aboutir au BAFA et au BAFD actuels. La période en question, intervenant quelques années après les « événements » de 1968, se traduit par la recherche de formules moins contraignantes que les « camps écoles » traditionnels (camps-écoles préparatoires pour le premier degré, Cappys pour le second degré). La région de Paris a choisi d’expérimenter une formule permettant à la fois un apport « de base » inter-branches, dénommé « stage Motivation » et un apprentissage en commun lors de « camps d’application pratique » où des responsables expérimentés campent avec leur unité à côté d’autres unités. Cette solution combine un apport « théorique » – pourquoi faire du scoutisme EEDF, d’où le terme de « motivation » – et la mise en œuvre vécue – d’où le terme d’ « application pratique ». Il est important de rappeler que c’est le Mouvement, au niveau de sa délégation régionale, qui engage sa responsabilité dans la déclaration des camps (et non les groupes locaux, contrairement à ce que croyaient quelques-uns de leurs responsables).

 

 

 


 

Finances et investissements régionaux :

Les années 60 ont été celles des investissements, subventionnés par les services de la Jeunesse et des Sports à hauteur de 40 % et par les caisses d’Allocations Familiales à la même hauteur. Restait à trouver le complément et à assurer les frais de fonctionnement courant des équipements.

La région de Paris, sous l’impulsion de René Alauzen, commissaire régional jusqu’en 1967, a fait le choix de trois lieux d’activité :

– dans la forêt de Sénart, un lieu d’accueil de week-ends, stages et petites vacances pour l’ensemble des groupes de la région ;

– en Corrèze, un lieu de camp et de stages plus particulièrement adapté à la branche éclaireurs, au lieu-dit Cautine ;

– en Mayenne, un lieu de camp plus particulièrement adapté à la branche Louveteaux, à Sainte-Suzanne

en plus du local parisien (Michel Peter) et de celui de Saint-Denis. Le groupe de Meudon a ses propres investissements, gérés en direct par l’échelon national (ils n’apparaissent pas dans les comptes régionaux).


La région utilise également, dans la Creuse, le centre de rencontres du Fieux appartenant à l’association Loisirs Éducatifs de Jeunes Sourds qui y organise des camps et des stages en coéducation sourds / entendants.

 

 

Nous ne reprenons pas ci-après le détail des comptes de l'année mais il nous a semblé intéressant de conserver la présentation « pédagogique » qui en est faite par Henri Vacher, ainsi que le bilan régional arrêté en 1971 ; rappelons que la décision d'intégrer aux comptes généraux de l'association tous ceux des échelons territoriaux n'est pas encore mise en application à cette époque :