1940 : du côté de Troyes, en zone occupée...

Lun24Oct201121:37

1940 : du côté de Troyes, en zone occupée...

 

Les archives du groupe permettent de se faire une idée assez précise du déroulement des événements et des activités pendant la période de la guerre, à partir de 1939

 

Tout d'abord, les activités continuent...

 

La Région fonctionne :

 

Ce texte se termine par une conclusion optimiste et un vibrant appel :


"Comme vous le voyez, nous avons maintenant une "équipe régionale" qui peut et veut faire face à vos désirs et suggestions.

Elle vous renouvelle qu'elle se tient à votre disposition pour aider les jeunes chefs soir par son appui, soit par des visites, etc... Il nous faut repartir, plus forts que jamais.

Tout pour la jeunesse, voilà notre mot d'ordre.

 

Au plan local, une campagne de propagande est organisée auprès des écoles :

 

Au plan national, le "challenge fédéral d'exploration" est maintenu :

 

 


 

À partir de septembre, des "directives" dont émises par l'échelon national ; elles évoquent la création du Scoutisme Français :

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

Ce document se termine par :

 

Dernière minute :


Nous nous préoccupons de faire préciser si l'ordonnance du 28 aout nous concerne. Dans l'affirmative, nous vous donnerons de nouvelles directives. D'ici là, continuez votre travail avec prudence.

 


 

Il faut tenir compte de l'interdiction et s'organiser :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Des actions sont envisagées par le Gouvernement : et le Scoutisme Français vient d'être créé :

 

Un courrier de Pierre Déjean, Commissaire national pour la zone occupée :

 


 

Pierre Déjean, "Commissaire national adjoint pour la zone occupée", n'utilise plus de papier à en-tête E.D.F. mais il est domicilié au 66, Chaussée d'Antin où il s'occupe de "plein air"...

 

Ce message de mars 1941 est intéressant de plusieurs points de vue :

- en tout premier lieu, il y est question de "réunions familiales" à la Cerisaie, qui, la suite le démontre, sont des réunions de l'équipe nationale ; de même, les assurances couvriront "les amis de la Cerisaie.

Dominique François, interrogé au sujet de "la Cerisaie", nous a confirmé qu'il s'agissait d'un lieu de réunions proche de Vichy souvent utilisé par son père Pierre dès avant la guerre

- ensuite, il n'est pas question d'envisager des autorisations douteuses d'activités, car le Mouvement est réduit à néant : répondre à des propositions serait démontrer qu'il existe toujours !

- de même, il faut se méfier de "faux amis" et même, si le besoin s'en fait sentir, leur demander de démontrer qu'ils ont constaté une véritable expérience de scoutisme : c'est le seul endroit où le mot est prononcé ;

- on peut faire du "camping", mais avec beaucoup de précautions et en petits groupes - et aussi des "cantonnements-colonies de vacances" fortement encouragés par l'État ... ce qui entrainera forcément "une certaine modification dans vos habitudes"

- on peut participer aux actions lancées par l'État en faveur des jeunes, mais...

- il est souhaitable de faire bon accueil aux propositions de la Croix Rouge de la Jeunesse qui prendra contact prochainement (et dispose donc des adresses nécessaires).

 

Pierre Déjean a bien été, dès le début de 1941, l'organisateur des activités clandestines qui ont pris, en zone occupée, le relais de notre scoutisme, évidemment avec l'accord des autres membres de la famille, en particulier "Oncle André" (Lefèvre).

 

 

La coopération avec le Secours National ou le Secrétariat d'État semble assez limitée :

 

 


 

 

Les activités sont interdites en zone occupée, mais on reçoit quand même le programme d'activités prévu pour la zone dite libre : des patrouilles vivantes, du plein air, mais également la recherche de la France sans épreuves de civisme issues de pages de manuel.

À noter la présentation des "troupes St Georges" qui semblent proposer à des jeunes de 17 ans au moins  de faire du scoutisme... sans le dire ?

Ce programme aborde apparemment toutes les "techniques scoutes" en même temps que la "position civique des E.D.F." à laquelle est consacrée une réunion.

 


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