2020 : « Force Ouvrière » raconte l’histoire des colonies de vacances et du scoutisme… mais certains points sont à préciser…

Mar07Juil202014:53

2020 : « Force Ouvrière » raconte l’histoire des colonies de vacances et du scoutisme… mais certains points sont à préciser…

Le lien : https://www.force-ouvriere.fr/les-jolies-colonies-de-vacances

 

Un certain nombre d’anciens ou d’actuels militants de notre Mouvement ont été ou sont  membres de cette organisation syndicale. Citons, en particulier, notre grand ami Maurice Déjean, qui va bientôt fêter son centenaire et qui, dans sa biographie, fait état de son appartenance au syndicat tout au long de son activité professionnelle.  Il nous semble donc utile de préciser, voire de rectifier, certaines affirmations de ce papier.

« La France, appelée aussi la fille aînée de l’Église, va recevoir l’appui du scoutisme naissant. En effet, un général britannique, Baden Powell (1857-1941), lance le mouvement scout international en 1907. Pour cet ancien militaire, il s’agit de former le corps et l’esprit de la jeunesse de l’Empire britannique, dans le but d’en faire de futurs combattants aguerris. Le scoutisme est donc au départ plutôt issu du protestantisme. Quand il arrive en France deux ans plus tard, l’Église va le catholiciser. Rapidement, après les scouts catholiques apparaissent les scouts protestants, orthodoxes, israélites et musulmans. »

Rectification : à l'origine, l’Église n’a pas « catholicisé » le scoutisme, elle en a rejeté le principe pendant dix ans. Les premières expériences en France ont été lancées par des « Unions Chrétiennes », d’origine protestante, mais très rapidement deux initiatives ont lancé un scoutisme « ouvert à tous, sans distinction d’origine, de race ou de croyance » : les Éclaireurs Français et les Éclaireurs de France. Et le scoutisme « britannique » originel a été très vite adapté, ne serait-ce que sur deux aspects importants : la promesse « alternative » (avec ou sans référence à un dieu), et, pour les Éclaireurs Français, le refus d’appartenir au scoutisme international piloté par la Grande-Bretagne.

« Le souffle du Front Populaire et de la Libération :

Les laïcs ne se laissent pas déborder et fondent les Éclaireurs de France, mouvement mixte (contrairement aux autres mouvements) et laïc. Le Front populaire, avec son secrétariat d’État aux sports et aux loisirs, crée une école de formation pour les moniteurs et les directeurs de centre. Ils auront même un diplôme officiel dans les années 1950 (le fameux BAFA d’aujourd’hui). »

D’une part, il est évident que le scoutisme « laïque », créé en 1911, n’a pas attendu le Front Populaire pour réagir. Mais aucun n’a été « mixte » avant la Libération, les premières expériences de « coéducation des filles et des garçons » se situent dans les années 50… Et ce n’est pas le secrétariat d’État qui a créé la première association de formation d’animateurs, dénommée Centre d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active (CEMEA) mais, essentiellement, les Éclaireurs de France, dans le prolongement de l’expérience de formation de cadres réalisée au centre de Cappy. 

Il ne nous appartient pas de commenter les autres informations concernant le scoutisme catholique ou les colonies de vacances. On peut toutefois évoquer, après 1945, l’action des Éclaireurs de France, puis des Éclaireuses & Éclaireurs de France, en direction des jeunes des comités d’entreprises avec les services «vacances d’adolescents » (Saint-Jorioz, la Gaillarde, Circuits Corse, 15/24, etc.) et en direction des jeunes handicapés avec le scoutisme dit  « d’extension » et les services « vacances adaptées » actuels.  

Au total, nous sommes heureux d’apporter notre participation à l’information de tous les membres de Force Ouvrière, membres ou non de notre Mouvement. Tous les éléments présentés ici sont attestés par des documents d’origine sur ce site.  

  

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