L'AHSL vous invite à participer aux Rencontres
organisées le 19 mars 2025 de 15h à 19h
qui auront lieu à l’issue de notre Assemblée Générale.
au siège des E.E.D.F. (4ème étage),
12 place Georges Pompidou, 93167 Noisy-le-Grand Cedex
Partant du constat de ces 14 dernières années, quel avenir pour l’AHSL ? Comment valoriser l’histoire du
scoutisme laïque autrement et sur des périodes plus contemporaines ? Comment et avec qui faire vivre
notre site ? Quels sujets, quels projets pourraient intéresser des personnes plus jeunes ? Comment ouvrir
notre association ? Voici les questions auxquelles ensembles nous essaierons de trouver des réponses.
Nous vous proposons comme ordre du jour d’aborder :
- Comment parler de l’histoire du scoutisme laïque à un public qui n’est pas acquis ?
- Que pouvons nous apporter aux EEDF, sous quelle forme, avec qui ?
- Quelles collaborations avec d’autres associations (AAEE, RBP, ADAJEP…) ?
- Site : quel avenir ? Vers quelles évolutions ?
- Comment mieux faire connaitre nos réalisations, élargir notre public ?
- Comment rajeunir notre proposition et l’âge de nos membres ?
l’Assemblée Générale statutaire de notre association aura lieu :
le 19 mars à 14h00, au siège des E.E.D.F.,
12 place Georges Pompidou, 93167 Noisy-le-Grand Cedex
Vous trouverez en pièces jointes pour la partie administrative:
– Le rapport moral
– Le rapport financier,
– Le “Bulletin d’inscription” papier,
– Le “Formulaire de procuration”
Pour participer à l’AG en visioconférence :
https://longuevue.galilee.eedf.fr/rooms/ala-ivm-mj1-dgm/join
Notre association a été créée à l’occasion du premier centenaire de notre scoutisme laïque, pour en garder et en faire connaître l’histoire. Elle se doit d’en accompagner le deuxième centenaire, en s’adaptant à une société en constante évolution. Donc en s’interrogeant sur la suite, sur la construction de cet avenir.
Au cours de ces premières années, notre action a retenu deux orientations :
– Une coopération avec les EEDF, devenus partie prenante de la suite en intégrant notre conseil d‘administration pour la définition d’une convention,
– La mise en place d’une recherche systématique de témoignages et documents sur ce qu’ont été, depuis leur création, les vies des trois composantes à l’origine de la création en 1964 du Mouvement actuel des EEDF.
La première orientation s’est traduite par un ensemble d’actions communes, essentiellement les “journées de la mémoire”, définies en commun pour assurer le suivi du grand colloque du centenaire. Huit ont été organisées, – presque annuellement – et ont abordé, comme prévu initialement, un certain nombre de thèmes majeurs qui caractérisent notre scoutisme laïque :
laïcité bien sûr, mais également engagement, démocratie, ouverture, coéducation et scoutisme féminin, international, pédagogie… Chaque journée a permis l’édition des “actes” correspondants, diffusés auprès des structures actuelles du Mouvement.
À partir de ce constat, se pose la question : cette orientation est-elle adaptée aujourd’hui ? Faut-il la conserver ? Si oui, comment la faire évoluer ? Comment intégrer finalement, à la formation des cadres d’aujourd’hui, un apport minimum sur
ce qui a créé leur domaine actuel d’action ?
La deuxième orientation s’est traduite par la création d‘un site internet chargé de collecter et de présenter toutes sortes d’éléments de cette histoire, vue aussi bien au travers des documents officiels, comme les revues ou les publications pédagogiques, qu’au travers de
témoignages rendant compte de la vie “vécue” sur le terrain, souvent quelque peu différente de sa définition officielle. Le site a collecté plus de 13 500 documents, 2075 articles, il reçoit mensuellement un millier de visites…
Ici encore, se pose la question : répond-il toujours à ses objectifs ? Commet le faire évoluer ? Comment le faire mieux connaître ?
Ces deux orientations ont d’ailleurs mis en évidence un rôle particulier de notre association, l’édition, essentiellement grâce à notre ami Philippe Bernat : les actes des journées de la mémoire ont été complétés par la publication de nouveaux ouvrages, concernant l’action en direction des jeunes sourds ou le parcours de Pierre Déjean et, plus récemment, la période de la guerre. Nous y avons acquis une compétence.
D’où une nouvelle question : faut-il essayer de valoriser cet acquis et, si oui, comment ? Comment mieux faire connaître
notre présence et nos réalisations par ceux qui peuvent s’y intéresser ? Par exemple, l’expérience de l’ouvrage “Une jeunesse engagée” nous a mis en relations avec les structures, musées et autres, qui, dans notre pays, s’intéressent à la période de la
guerre. Dans le même esprit, pouvons-nous nous rapprocher de ceux qui s’intéressent au scoutisme, à l’éducation populaire, à la pédagogie des loisirs, PAJEP ou ADAJEP, Réseau B.P. et autres ?
Vaste programme peut-être, mais ces questions – et beaucoup d’autres – méritent d’être posées pour nous aider à redéfinir l’avenir de notre association et à en préparer les relais.
Une jeunesse engagée,
Documents et témoignages sur le scoutisme laïque pendant la guerre 1939-1945
Le scoutisme ouvert à tous a été créé en France en 1911. Trente ans après, les éclaireuses et éclaireurs, grands adolescents ou jeunes adultes, vont vivre une période « historique » qui va éprouver leur engagement. Documents et témoignages vont raconter un ensemble de parcours, personnels ou collectifs.
Cette jeunesse a été engagée, un peu partout et sous diverses formes : par exemple, nous trouverons à Lyon Jean qui, passé au maquis dans les Alpes, y sera chargé de la formation des maquisards, sur le modèle des « camps-écoles » ; à Toulouse, Lucien, qui a quitté le Mouvement pour rejoindre la « Sixième » en charge du « planquage » des jeunes Juifs ; à Vierzon, Georges, qui, sur la ligne de démarcation, va servir d’agent de liaison ; à Nice, un autre Georges va confondre grand jeu et recueil d’informations, une Rosine qui, infirmière au maquis, sera déportée ; en Bretagne, une Mathilde sui sera « messagère » au maquis… Lors d’un stage à La Féclaz, Eugène Claudius-Petit sera « totémisé » « Fin Castor », prémonition de son rôle futur de Ministre de la Reconstruction !
Toutes ces histoires, présentées géographiquement, permettent de visiter la Bretagne, la Normandie, le Centre, Paris, la Picardie, la Champagne, la Bourgogne, la Provence et un peu l’Afrique du Nord. Déportés, certains membres du Mouvement, filles et garçons, ne sont pas revenus, d’autres ont raconté ce qu’ils ont vécu. Plusieurs ont été distingués et la plupart ont, après la Libération, repris leur place dans le Mouvement.
Les associations de scoutisme, en tant que structures dépendant de l’État français, ont été considérées par certains historiens comme ayant collaboré, mais la vérité est un peu plus complexe, notre ouvrage démontre que l’apparence cachait une autre vérité : c’est ainsi que plusieurs membres de l’équipe nationale des Éclaireurs de France, à Vichy, cachait, dans ses appartements, des jeunes filles juives qui avaient changé de nom… et ont été reconnus « Juste parmi les Nations »…