1972 et la suite : une crise de société et une crise du Mouvement - Une force de propositions

Mer14Avr202119:50

1972 et la suite : une crise de société et une crise du Mouvement

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Grosso modo, une divergence de vue, ancienne mais exacerbée, divisait le Mouvement en deux grandes « tendances » : l’une, le « collectif Après-demain », souhaitait redonner vie aux orientations pédagogiques définies au cours des années récentes ; l’autre, « Avignon continue », souhaitait une réorientation plus radicale et proposait de nouvelles formes d’animation. Une troisième proposition, très minoritaire, proposait un retour sur des modalités d’animation qui avaient fait leurs preuves quelques décennies plus tôt.

Le groupe de travail animé par Pierre François et Jean Estève voyait dans cette divergence un risque de rupture en amenant « scissions, émiettement, liquidation en groupuscules antagonistes et inefficaces ». C’est donc un travail de synthèse de deux projets apparemment divergents qui a été entrepris sous leur responsabilité. Françoise Lefèvre, Jean-René Kergomard, Yvon Bastide et quelques autres en faisaient partie.

A posteriori, l’échec de cette tentative était prévisible dans la mesure où les militants impliqués dans l’un et l’autre de ces projets voulaient « en découdre ». Mais, si l’A.G. de 1974 n’a pas permis de lui donner vie, le partage du nouveau Comité Directeur entre les deux tendances a conduit, quelques années après, à une solution proche de celle qui avait été envisagée, après un prolngement de crise de 1975 à 1978.

Pierre François et Jean Estève ayant, par la suite, pris définitivement leur retraite du Mouvement, le relais a été pris par quelques autres, et, en particulier, à partir de  fin 1977, par Jean-René Kergomard, qui nous explique pourquoi le Mouvement aurait pu gagner plusieurs années et comment la situation a pu, progressivement, se rétablir, en particulier par un retour vers des actions de formation efficaces et quelques grandes activités motivantes. Parmi lesquelles, sur la suggestion de Claire Mollet redevenue alors Déléguée générale, la création et l’animation du centre de Bécours.

Rejeton d’une lignée de militants du Mouvement, Jean-René Kergomard a été successivement louveteau puis éclaireur à Alger jusqu’en 1939 ; puis éclaireur, routier, chef de clan (spécialisation marionnettes) à la Mouff à Paris jusqu’en 1948. Départemental de la Meuse de 1961 à 1966, en même temps que régional adjoint Lorraine-Alsace. Adjoint puis régional Flandres-Artois de 1967 à 1973, élu au Comité Directeur en 1975, trésorier jusqu’en 1977 : l’aboutissement de ce parcours était la fonction de Président de 1977 à 1983 - dans des temps difficiles… Nous lui donnons la parole :

 

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