1946.01 et la suite : après la guerre, le retour à la réalité

Mar10Mai202214:48

1946.01 et la suite : après la guerre, le retour à la réalité

Cette première année d’après-guerre n’est pas une année facile, pour beaucoup de raisons. La revue « Le Chef » en témoigne.

 

En janvier, l’éditorial d’André Lefèvre, intitulé « Pour y voir clair » évoque « la situation momentanée qui nous est imposée » où « le danger serait, à ne considérer que les besoins urgents, de consentir au replâtrage démagogique superficiel là où il faut une reconstruction inébranlable ».  Et le scoutisme connaît « quelques critiques » auxquelles le philosophe François Goblot essaye de répondre. Commissaire Général et Président vont, en fin d’année, définir « notre ligne » en réponse à ces mises en cause : « les Éclaireurs de France forment des hommes convaincus qui n’attendent point un mot d’ordre pour agir. (…) L’éducation que nous offrons, nous ne la donnons au nom d’aucun mysticisme ni d’aucune doctrine politique, mais nous la fondons sur un humanisme où toute conscience puisse s’épanouir ».    

Les finances sont malades, mais une question de fond se pose : le scoutisme est-il dépassé ? Faut-il opter pour « un scoutisme simple » comme le suggère Pierre François dans un éditorial (en même temps d’ailleurs que les Éclaireurs Unionistes) ?

Les choses ne sont pas simples non plus du côté du Scoutisme Français, où une contestation apparaît sur une nouvelle rédaction commune de la Loi scoute, en principe traduite de celle de B.P. mais qui oublierait le respect des convictions cher au scoutisme laïque… 

La situation nouvelle impose quelques contraintes : quelle attitude envers l’ennemi vaincu ? quelle participation aux groupements nés après la Libération, comme l’U.P.O.J. « Union Patriotique des Organisations de Jeunesse » ? Tout au long de l’année, découverte des organisations de jeunesse de l’Europe de l’Est et, en particulier, de l’U.R.S.S. au cours d’un voyage organisé par l’U.P.O.J.. Découvrons la conclusion de Pierre François…

La période de la guerre n’est pas encore très loin : un bel hommage est rendu à René Pellet, responsable extension engagé dans la Résistance, et plusieurs pages de la revue rappellent le « Livre d’or » du Mouvement.  

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